Communauté grecque des Alpes-Maritimes

l’HISTOIRE DE LA COLONIE GRECQUE EN CORSE, après une colecte de chants et de textes

Matériel et esquisse de l’HISTOIRE DE LA COLONIE GRECQUE EN CORSE, après une colecte de chants et de mots,

par le médecin N. V. FARDY de Samothrace.

À Athènes, imprimé par l’imprimerie Anestis Konstantinidis, 1888

Ouvrage en grec numérisé

PROLOGUE.

Le distingué médecin expatrié à Marseille, M. Stavros Metaxas, ayant appris par hasard qu’il existait en Corse une colonie grecque qui conservait encore de aspects de la vie grecque, il s’y rendit en 1883 afin de voir de ses propres yeux cette colonie grecque.

Il fut ému lorsqu’il découvrit, dans ce lieu qui lui était totalement étranger, des gens parlant  sa langue et  animés d’un sentiment grec pur. Cette joie l’incita à rester parmi ces compatriotes inconnus, autant qu’il le pouvait, c’est-à-dire un an. Pendant tout le temps qu’il y séjourna, on entendait toujours la même voix autour de lui : nous avons certes réussi à nous maintenir jusqu’à présent, mais à l’avenir, pour de nombreuses et diverses raisons, nous ne pouvons conserver cet esprit. Le sort des colonies grecques établies en Italie du Sud et en Sicile après la chute de Constantinople ne sera pas très diférent du nôtre.

Il n’a pas tardé à comprendre cette vérité. Nos compatriotes de Corse, voyant depuis quelque temps leur inévitable ruine approcher, ont commencé à s’en inquiéter sérieusement. Lorsqu’ils ont reconnu en la personne de M. S. Metaxas un homme qui se préoccupe de l’éducation grecque dans son ensemble, ils n’ont pas hésité à le prier de prendre soin d’eux.

  1. S. Metaxas, voyant leur grand empressement à conserver leur langue maternelle, leur promit de faire tout son possible. À cet effet, après un certain temps, il trouva un compatriote bienveillant, M. Christakis Zografos, s’entendit avec lui et décida que tous deux se rendraient en Corse pour aider leurs compatriotes. Ils convinrent donc d’envoyer un professeur de grec pendant sept ans, avec un salaire annuel de 3 500 francs. M. S. Metaxas, conaissant personèlement l’auteur de l’ouvrage, le pria d’accepter cette mission.

ΈΛΛΗΝΕΣ ΣΤΗ ΚΟΡΣΙΚΗ

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