Communauté grecque des Alpes-Maritimes

Braderie du patrimoine culturel grec !!!

À l’issue de procédures accélérées et malgré l’opposition unanime de l’opposition, une nouvelle la loi a été votée le 28 juillet 2026, prévoyant le transfert à une société anonyme du patrimoine culturel du pays, des recettes issues de sa gestion, ainsi que de l’élaboration de la politique culturelle. (loi 5324/2026 (Journal officiel A’ 121/30.7.2026)

La prédominance totale d’une vision marchande qui va à l’encontre de la signification des biens culturels se manifeste par la création de la société anonyme « Organisation pour le développement et la gestion du patrimoine culturel grec » (Hellenic Heritage Organisation SA), qui gérera, sans contrôle public effectif, les biens mobiliers et immobiliers du ministère de la Culture ainsi que l’ensemble des recettes provenant des billets d’entrée, des boutiques, des buvettes, des reproductions fidèles, des publications, recettes qui, pour 2025, s’élevaient à 250 millions d’euros. Et cela devrait durer 50 ans, avec une possibilité de renouvellement pour 50 années supplémentaires.

Cette décision s’inscrit dans une démarche qui avait déjà été engagée il y a quelques années.

En 2020, avec l’adoption de la loi n° 4761/2020, le TAP (Fonds des ressources archéologiques et des expropriations) a été transformé en OPAP (Organisme de gestion et de développement des ressources culturelles), dans le but, comme l’affirmait la ministre de la Culture, de le moderniser en profondeur, d’améliorer les services proposés aux visiteurs, d’enrichir l’assortiment des boutiques et, enfin, de générer davantage de recettes.

En réalité, il s’agissait, comme cela est rapidement apparu, d’un pas de plus vers la privatisation et la marchandisation des monuments. L’OPAP a proposé une augmentation exorbitante des tarifs d’entrée dans les musées et les sites archéologiques, tout en supprimant le tarif réduit d’hiver ; il a confié à des particuliers la gestion de la billetterie à l’Acropole, à Olympie antique, à Épidaure, à Delphes, etc., a instauré les visites privées à 5 000 euros à l’Acropole, a attribué, à l’issue d’un un appel d’offres orienté les buvettes des plus grands sites archéologiques à une chaîne de restauration, a lancé les dîners privés sur les sites archéologiques et dans les monuments, en annonçant que 21 sites archéologiques seraient mis à disposition pour des dîners privés.  En outre, elle a cédé à un opérateur privé les sanitaires et les casiers de l’Acropole, facturant des frais supplémentaires pour leur utilisation aux visiteurs qui ont déjà payé le billet d’entrée exorbitant de 30 euros. Cette nouvelle loi constitue une nouvelle étape vers une commercialisation accrue