Panagiotis Agapitos spécialiste de l’histoire, de la littérature et de la culture de Byzance dans son dernier livre nous fait pénétrer encore une fois dans l’ univers byzantin tel qu’il n’avait jamais été dépeint. Avec les enquêtes de Léon le protospathaire (titre nobiliaire de la cour byzantine signifiant « Premier porte-glaive »), l’historien grec  invente un genre particulier de roman policier : le polar byzantin.

Panagiotis Agapitos

né à Athènes en 1959,  est un chercheur universitaire et écrivain grec spécialiste de l’histoire, de la littérature et de la culture de Byzance. Il a fait ses études en histoire byzantine et musicologie à Munich et Boston et a obtenu un doctorat à l’Université d’Harvard (en 1990). Il est professeur de littérature byzantine à l’université de Nicosie (Chypre) depuis 1992

L’Œil de cuivre

Un roman historique traduit du grec par Constantin Kaïtéris

Empire byzantin, janvier 833. Mandaté par l’empereur Théophile, Léon le protospathaire (« premier porteglaive »), arrive à Thessalonique pour enquêter sur les affaires de l’archevêque. La ville, engourdie par le froid, est emplie de rumeurs. Au palais du gouverneur, à l’archevêché ou parmi les plus fortunés, les complots s’insinuent comme les reptiles dans des canalisations.

Les couvents, où l’on révère les icônes malgré l’interdiction officielle, sont le refuge de femmes meurtries mais décidées. La cité est hantée par un répugnant « fou de Dieu », qui ne s’exprime qu’à travers les paroles des Psaumes.
À peine Léon arrive-t-il qu’il trouve le gouverneur assassiné. La propre femme de celui-ci s’accuse du crime, mais le protospathaire n’y croit pas. Il se met en devoir de rétablir la justice.

Il a déjà publié un roman ……

Le Luth d’ébène : une enquête de Léon le protospathaire,

Traduit du grec par Constantin Kaïtéris

Dans ce roman historique en forme d’intrigue policière, Panagiotis Agapitos nous fait pénétrer un univers byzantin tel qu’il n’avait jamais été dépeint, sur ses marges et dans ses bas-fonds, grouillant de vie dans le monde interlope ou s’entremêlent de surprenante manière les traditions de Byzance et de l’Islam. Un roman oriental d’un autre genre.

Empire byzantin, mai 832. Envoyé en ambassade auprès du calife al-Mamun de Bagdad par l’empereur Théophile pour négocier la paix, le Premier secrétaire impérial Léon arrive à la ville frontalière de Césarée, en Cappadoce, dernière étape avant d’entrer en territoire musulman.

Paisible en surface, la ville est en réalité un chaudron en ébullition. Des silhouettes furtives se glissent le long des ruelles obscures du quartier arabe ; les rumeurs d’une guerre proche commencent à circuler ; le stratège, commandant militaire de la ville, n’est plus que l’ombre de lui-même, et non loin des ruines de la vieille ville on ourdit des complots pour assouvir les désirs lubriques de certains. Et qui sont ces moines patibulaires venus réclamer justice ? Lorsque le corps atrocement mutilé de la fille de treize ans du juge de la cité est découvert hors des murs, le commandant, débordé, se voit obligé de demander l’aide de l’ambassadeur.

Jusqu’alors, le Premier secrétaire avait coulé les jours tranquilles de la vie d’un haut fonctionnaire. Célibataire et solitaire, fasciné par les romans d’amour, il s’adonne à la musique sur un luth d’ébène de facture arabe. Désormais, il va devoir entrer dans la danse des masques, enquêter dans les casernes, les tavernes et les bordels de Césarée ; pour la première fois, il va être amené à résoudre des crimes. Et à se confronter à son propre passé.


 


Le traducteur….Constantin Kaïteris

Selon Walter Benjamin , la traduction doit faire apparaître la « langue pure », l’original n’est donc qu’un prétexte pour l’accomplissement messianique. Le rôle essentiel de la traduction est d’exprimer le rapport le plus intime entre les langues afin de délivrer la langue parfaite. Toutefois, nous savons que toute traduction est nécessairement seconde. TMais, on ne peut pas la considérer comme une opération technique de transposition d’une langue à une autre. Le traducteur  doit recréer un texte original dans une langue donnée. On peut alors dire que l’œuvre obtient, par sa traduction, non seulement une seconde vie dûe à son nouveau cadre linguistique, mais elle devient aussi productrice d’une information nouvelle. 

Habituellement le traducteur reste dans l’ombre et seuls les auteurs ont droit de paraître au-devant de la scène. Ce préjugé, qui n’a toujours pas été remis en cause en France par les historiens de la littérature, ne règne pas au même degré dans les autres aires linguistiques et culturelles.

Les romans de Panagiotis Agapitos ont été traduits Constantin Kaïteris

Constantin Kaïteris est né à Paris d’un père grec et d’une mère française.  Traducteur et écrivain, agrégé de Lettres Modernes, diplômé de grec moderne et d’amharique de l’Institut national des langues et civilisations orientales, spécialiste en français langue étrangère. Il a effectué une grande partie de mon activité professionnelle hors de France, comme enseignant, conseiller pédagogique, attaché linguistique et attaché d’ambassade, en Éthiopie, en Égypte, en Grèce et en Albanie. Il a écrit des poèmes, des contes, des proses, des ouvrages consacrés à la peinture. Je mène des ateliers d’écriture poétique pour adultes ou pour élèves et j’interviens en milieu scolaire pour y parler de poésie.

Traductions du grec moderne 

  • Yannis Skaribas, L’Air de Figaro, Hatier, collection Confluence, 1995 (avec une introduction)
  • Nikos Houliaras, Dans la maison de mon ennemi, Hatier, coll. Confluence, 1996 (avec une introduction)
  • Andreas Embiricos, Amour, amour, L’Harmattan, coll. Levée d’ancre, 2007
  • Nikos Engonopoulos, Le retour des oiseaux, L’Harmattan, coll. Levée d’ancre, 2010
  • Odysseas Elytis, Les Elégies d’Oxopetra, Voix d’encre, 2016
  • Panagiotis Agapitos, Le Luth d’ébène, Anacharsis, 2013 et L’œil de cuivre, Anacharsis 2021

A paraître :

  • Odysseas Elytis, Le Petit navigateur
  • Nikiphoros Vrettakos, Anthologie poétique

Lexicographie :

dictionnaire grec-français, éditions Kauffmann, 2002, réédition Tsigaridas 2013. Co-auteur avec Dimitri Pandelodimos

Choix de publications personnelles récentes (poésie) :

  • Héroïnes, Editions des Vanneaux, 2012
  • Trois jardins capitaux, Les Arêtes éditions, 2013
  • Un jardin sur le bout de la langue, Motus, 2014
  • De la tête aux pieds et des pieds à la tête, Corps puce, 2014
  • Alice et Ulysse vont en bateau, Lanskine, 2015
  • Trois villes des commencements, Les Arêtes, 2015
  • Pile de proverbes 2 et 1, Rougier V. ed. coll. Plis urgents, 40. 2015
  • Le quincaillier et la remailleuse, Corps Puce, 2017
  • Sur un arbre caché, Motus, 2018
  • Les Incipitations, Rougier ed. 2020

Les titres en gras sont plus particulièrement destinés aux enfants.

Contes :

  • Contes d’Ethiopie, Présence africaine, 1999
  • Le roi qui écoutait des histoires et autres contes d’Ethiopie, Présence africaine, 2009
  • Tadeletch la rusée, L’Harmattan, 2020

Autres ouvrages :

  • Amharique express, Editions du Dauphin, 2009. Co-auteur avec Kondjit Guetachew.
  • Nouvelle édition révisée et actualisée, 2019
  • L’Ethiopie à travers le regard de ses peintres, éditions Sépia, 2018