J’eus la chance de fréquenter Georges Séféris et Andreas Embirikos …:

Ils avaient dix ans de plus que moi, et l’aide qu’ils m’apportèrent, quoiqu’à l’inverse de toute attente, pourrais-je dire, me fut essentielle. S’agissant de Séféris, il aurait été naturel qu’il me conduisît aux sources de la grécité, alors qu’en fait, il m’aida à prendre conscience des problèmes posés par la révolution de l’art moderne. Quant à Embirikos, il me fit découvrir Theophilos.
C’est en 1935, quelques mois après que j’eus rencontré Andréas Embirikos, que nous fîmes ensemble un voyage à Mytilène  (…) A cette époque, bien entendu, très peu de gens s’intéressaient à Théophilos et nous ne pensions pas trouver beaucoup d’informations sur lui, même à Mytilène (…) Après quoi nous entreprîmes une sorte d’expédition en voiture, de village en village. Nous entrions dans les cafés, et, au hasard de ce parcours, nous découvrîmes une quinzaine d’œuvres de Théophilos qui entrèrent dans la collection d’Embirikos. » (…) J’étais jeune à l’époque. Je fus tout de suite intéressé par ce que je voyais, mais je dois dire que ce fut bien plus tard que je compris l’importance de Theophilos. J’écrivis alors un essai qui fit l’objet d’une petite plaquette.

 

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